Evolution et facteurs de risques

Généralement, ces maladies sont chroniques, elles affectent régulièrement et pendant une plus ou moins longue période la vie sexuelle de la femme.

La vulvodynie et la vestibulite vulvaire ne sont pas un trouble psychologique, mais leurs conséquences affectent les aspects physiques et psychologiques de la vie, car elles ont comme effet de limiter l'activité sexuelle d'une femme et de nuire à ses relations affectives.

La vestibulite et la vulvodynie sont responsables de dyspareunie et de vaginisme.

Il a été décrit des formes primaires et secondaires :

- Primaire : c'est-à-dire que la maladie présente depuis toujours ; elle s'annonce dès le début des contacts vulvaires (les premiers rapports sexuels ou lorsque la femme tente d'insérer les premiers tampons) ;

- Secondaire : lorsque la douleur survient après de nombreuses années de rapports sexuels indolores.

Dans ces cas, l'apparition d'une vulvodynie ou d'une vestibulite vulvaire est secondaire à un événement spécifique comme :

  • Les diverses infections vulvaires (herpès, candidoses...) mais les infections à HPV ne sont pas considérées comme des infections déclenchant la maladie.
  • Une antibiothérapie locale ou générale
  • Traitements locaux agressifs (Podophylline, Acide trichloracétique, Laser...)
  • Allergie ou irritations
  • Utilisation abusive de produits tels que douches vaginales, savons parfumés, crèmes et autres produits de beauté
  • Choc affectif, dépression, anxiété, surmenage
  • Accouchement ; épisiotomie ; avortement
  • Intervention chirurgicale sur le périnée ou une blessure périnéale
  • Règles,  plusieurs femmes constatent des fluctuations de leurs douleurs lors des diverses phases du cycle menstruel
  • Ménopause